Bonnes choses, Recettes de cuisine de france et du monde.

Cuisine, philosophie, art.

21 novembre, 2008

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Synopsis Métaphysique

Accident -Action Forcée -Action volontaire -Alternance du pouvoirAmeAme HarmonieAme végétativeAmitié -Aporie -BienBonheur -CatégoriesCauseCause finale -Cause motriceChangementChoix - ChronosCité -Composé forme / matièreConnaissanceDéfinition -DialectiqueDisposition -Eidos - Entéléchie -EquitéEquivoque -EspritExpérience -EtreEtres éternelsFacultés de l’âme -Faculté désiranteFaculté noétiqueFaculté sensibleFinalisme -Genre -Homme -IdéeImageImagination -InfiniIntelligence -Justice -Logos -Loi -Métabolé -Métaphysique -MonnaieMorphéMoteur / L’être qui meutNécessitéPaideiaPenser -PhilosophiePhronesis -PhysiquePhusisPlaisirPoiesisPraxisPrincipePrincipe de non-contradictionQuiddité -Science -SensationSensible propre / Sensible commun -SubstanceSubstance premièreSubstance seconde -Techné -UnUnité de L’âme -UnivoqueVéritéVertuVieVoix

Synopsis Métaphysique a : Facilité pour être « en gros » dans la vérité, difficulté à l’atteindre avec précision. « l’intelligence de notre âme est éblouie par les choses les plus naturellement évidentes. » (Méta. a1 993b10) a2 : Aucune des causes ne peut remonter à l’infini qui ne peut d’ailleurs exister en acte.

Synopsis Métaphysique B : Ce livre est diaporématique, il énonce les apories. L’important chap. 4 se demande pourquoi certains éléments sont corruptibles et d’autres incorruptibles alors qu’ils proviennent de mêmes principes. Solution : ils ne viennent pas de mêmes principes. Dans le chapitre 6, Aristote dit « nous, Platoniciens. »

Synopsis Métaphysique G : Le livre, proprement métaphysique, étudie l’être en tant qu’être. Dans le chap. 2 Aristote parle d’espèce de l’Un et de l’Etre (semble en contradiction avec sa doctrine selon laquelle l’être n’est pas un genre.). Chap.3: Etude des axiomes et du principes de contradiction. Chap. 5: Cratyle : on ne peut pas même descendre une seule fois dans le même fleuve. Chap; 5: Présente une sorte d’argument du rêve lors de la réfutation de Protagoras.

Synopsis Métaphysique E :Chap.2 : Il n’y a pas de science de l’accident. Exposition de la cause de l’existence de l’être par accident : il y a des êtres qui ne sont ni nécessaires ni éternels, la matière est invoquée comme cause de l’accident. Chap.3 : Examen de l’être comme accident. La nature accidentelle de l’accident se soustrait ainsi à un déterminisme rigoureux. Chap. 4 : Examen de l’être comme vrai, le non-être comme faux.

Synopsis Métaphysique Z : Chap. 1: La substance comme premier sens de l’être. Elle est présentée comme le support d’accident. Chap. 2 : Les différentes doctrines sur la substance. Chap. 3 : La substance envisagée comme substrat. Chap. 4 : De quelles choses y a-t-il quiddité et définition? Ce qu’est la quiddité. Chap.6 : Affirmation de l’identité entre la quiddité de la chose et la chose elle-même. Chap.8 : La matière et la forme sont inengendrées ; il n’y a génération que du composé. Chap. 11 : Aristote dit étrangement « il y a deux sortes de matière, l’une sensible et l’autre intelligible. » (Méta. Z11, 1037a0-5) Chap. 13 : Les universaux ne sont pas des substances. Chap.14 : Les Idées ne sont pas des substances. Chap. 16 : « aucun des universaux n’est substance, et qu’il n’y a aucune substance composée de substances. » Chap.17 : La substance, c’est la forme.

Synopsis Métaphysique H : Chap.1 :la matière Chap. 6 : le problème du « canapé-lit » est abordé.

Synopsis Métaphysique Q : Chap.1 : La puissance.(active et passive) Chap.2: Puissance (rationnelles et irrationnelles.) Chap.3 : contre les Mégariques, Aristote sauve le mouvement et le devenir en affirmant la « réalité » de l’être en puissance. Chap. 4 : L’impossible Chap.5 : L’actualisation de la puissance. Chap.6 : La puissance et l’acte. Chap.7 : Quand une chose est puissance d’une autre. Différence entre bois et de bois. Chap. 8 : Antériorité de l’acte sur la puissance. On ne connaît la puissance que par l’acte. Important développement sur ces points. Chap. 10 : La vérité et l’erreur. Aristote se demande : quand y-a-t-il vrai ou faux? Distinction de ce qu’est la vérité a°) au regard des natures composées = affirmation de la liaison lorsqu’il y en a une, et b°) au regard des natures simples = « toucher et énoncer ».

Synopsis Métaphysique I : Chap. 1 : Les acceptions de l’Un. L’un comme tout et comme mesure première. Chap. 2 : La nature de l’Un. L’Un n’est pas substance, il est un « prédicat ». Chap. 3 : Unité et pluralité. Chap. 4 : La contrariété. La contrariété est la différence maxima. Chap.5 : L’Egal opposé au grand et au petit. Chap.6 : L’Un et la Pluralité. Chap. 7 : Les intermédiaires. Chap.8 : L’altérité spécifique. Chap.9 : La différence spécifique est constituée par la contrariété dans l’essence. En effet, le blanc et le noir, le mâle et la femelle qui sont bien des contrariétés coexistent au sein d’une même espèce. « Pourquoi telle contrariété produit-elle une différence spécifique, et telle autre, non? » (Méta. I9, 1058a30-35) Chap. 10 : Le corruptible et l’incorruptible diffèrent génériquement.

Synopsis Métaphysique K : Chap. 1 : Sur quoi doit porter la sagesse. L’Un et l’Etre ne sont pas des genres. Chap. 2 : Faut-il poser une réalité en dehors de l’individu? Chap. 3 : Détermination de l’objet de la philosophie première. Chap. 5 : Principe de contradiction Chap.6 : ibid. = critique de Protagoras. Chap. 7 : La Théologie est distincte de la Mathématique et de la Physique. Chap. 8 : Analyse de l’Etre par accident et de l’Etre comme vrai. Chap.9 : Analyse du mouvement. Il y a ce qui est en acte seulement, ce qui est en puissance et, enfin, ce qui est en puissance & en acte. Chap. 10 : Analyse de l’infini : il ne peut exister en acte. Chap. 11 : Changement et Mouvement.

Synopsis Métaphysique L : Chap.1 : Les différentes espèces de substances. Il y a 3 espèces : 1°)Sensible (divisée en éternelle et corruptible), 2°) Immobile. Chap.2 : Le changement implique la matière. Les 4 types de changement. Chap.3 : L’absence de génération pour la matière et la forme. La forme séparée, dans les êtres naturels et dans les choses artificielles. Il semble ne pas y avoir de forme séparable du composé (sauf peut-être pour l’intellect agent). Chap.4 : Identité des causes chez tous les êtres (par analogie) Chap. 5 : ibid. Comment l’acte et la puissance s’appliquent à tous les êtres. Chap.6 : Nécessité du P.M.I (éternel). Chap. capital : la théologie d’Aristote y est exposée. But du chap. :montrer la nécessité de « quelque substance éternelle immobile » Même s’il y a une cause motrice (même si c’est une substance éternelle), si elle ne passe pas à l’acte, pas de mouvement. Nécessité d’un premier étant en acte comme c.d.p du mouvement. Chap. 7 : Nature du premier Moteur, Dieu, acte pur, pensée de la pensée. Chap.8 : Les Intelligences des Sphères : cette substance est elle une ou multiple? Chap.9 : Nature de l’Intelligence divine :pensée de la pensée. Chap.10 : L’existence du Bien dans le monde. Réfutation des théories diverses. Selon Tricot : l’objet est « d’établir la transcendance du Bien en Dieu. Le Bien n’est donc pas immanent au Monde ; il émane de Dieu, qui en est la source. »

Synopsis Métaphysique M : Chap.1 : Intro et plan. Chap.2 : Les choses mathématiques ne sont ni des substances en acte existant dans le sensible, ni des réalités supra-sensibles. Elles n’existent que dans l’abstraction. Chap. 3 : Du genre particulier d’existence des Choses mathématiques. Légitimité de l’abstraction mathématique. Ces entités existent bien en quelque façon. Chap. 4 : Histoire et critique du système de Platon. D’après Aristote, c’est Héraclite qui a poussé Platon à poser des réalités en dehors des natures sensibles.N.B : « essence » traduira « tÕ t… ™sti« . Chap.5 : Les Idées ne sont pas les causes du changement, elles ne sont pas substances. Chap. 8 : « Les Idées ne sont donc pas des causes. » Chap.9 : Théories des nombres idéaux. Critique du « monde » séparé de Platon. Chap.10 : Critique de l’existence séparée des universaux.

Synopsis Métaphysique N : Chap.1 : critique des principes formel et matériel envisagés comme des contraires. Chap. 2 : Suite de 1. Chap.3 : ibid. Critique des théories sur le Nombre séparé. Les nombres ne sont pas séparés du sensible car sinon, se poserait le p.b. de leur applicabilité au sensible. Chap. 4 : Les principes dans leur rapports avec le Bien. Chap.5 : Le Nombre est-il cause des substances? Chap.6 : Impossibilité pour le Nombre d’être cause formelle.

Synopsis Politique : Livre I : Le livre traite d »économie et de ce qui s’y rattache (esclavage, etc.). L’homme d’Etat n’est pas pensable comme le père d’une famille plus grande que serait la cité. La cité est une communauté formée de plusieurs villages en vue du bien vivre. Il y a des hommes par nature libres et d’autres esclaves, et ce dans leur propre intérêt (1254b) Mais la question est nuancée plus loin par Aristote et son point dde vue n’est pas si net. Origine de la monnaie : éviter d’emporter avec soi, lors de voyages, trop de choses. (1257a) Sur une description de la genèse de la monnaie, consulter cet excellent passage. 1259a : Aristote évoque le monopole avec l’histoire de Thalès et les oliviers. L’homme est par nature plus apte à gouverner que la femme (sauf exception). Il est ensuite fait mention de l’alternance d’être gouvernant / gouverné dans les régimes ou gouvernent les citoyens : ce parce qu’ils tendent à une égalité.

Livre II : Etude des meilleures constitutions. D’abord l’examen de la pensée pol. de Platon, puis d’autres théoriciens politiques. Enfin, examen des meilleures constitutions en pratique : Sparte (à Sparte, 5 éphores sont élus annuellement et exerce un contrôle absolu sur roi et sénat. Mais les éphores venant souvent du bas peuple sont faciles corrompre, le conseil des Anciens, nommés à vie est une erreur par son caractère perpétuel –pas de réversibilité, quant au roi, il est au pouvoir, non par mérite mais par naissance), Crète, Carthage. La critique du « tout en commun » de Platon repose notamment sur le fait qu’il y aura un désintéressement de la progéniture.

Bien (tÕ ¢gaqÒn) : « Il comporte autant de catégories que l’Être: en tant que substance, le Souverain Bien s’appelle Dieu et l’Esprit; en tant que qualité, les vertus; en tant que quantité, la juste mesure », etc (Eth. Nic.I,) « Le bien propre à l’homme est l’activité de l’âme en conformité avec la vertu » (Eth. Nic.I, 8-15) « Ainsi a-t-on déclaré avec raison que le Bien est ce à quoi toutes les choses tendent. » (I, 1) « Les hommes, et il ne faut pas s’en étonner, paraissent concevoir le bien et le bonheur d’après la vie qu’ils mènent. » (ibid I, 3) Aristote s’intéresse au bien concret: « Et ce n’est pas non plus parce qu’on l’aura rendu éternel que le Bien en soi sera davantage un bien, puisque une blancheur de longue durée n’est pas plus blanche qu’une blancheur éphémère. » (ibid, I, 4). I, 5: le bien est identifié à la cause finale: »…s’il y a quelque chose qui soit fin de tous nos actes, c’est cette chose là qui sera le bien réalisable, et s’il y a plusieurs choses, ce seront ces choses là. » (ibid I, 5) « dire que le principe est le Souverain Bien, c’est parler selon la vérité et la raison. » (Méta. N4, 1091b15-25) « tous les hommes font tout en vue de ce qui leur paraît un bien » (Politique, I, 1252a)

Paide…a : la saine éducation consiste « à trouver nos plaisirs et nos peines là où il convient. » « il n’est pas indifférent pour la conduite de la vie que notre réaction au plaisir et à la peine soit saine ou viciée. »(Eth. Nic. II, 2) « C’est, en effet, pour avoir le superflu, et non pas le nécessaire, que l’on commet les plus grands crimes : par exemple, on ne devient pas tyran pour se garantir du froid. » (Politique, II 1267a)

Choix : « c’est le choix que nous faisons de ce qui est bien ou de ceux qui est mal qui détermine la qualité de notre personne morale. » (Eth. Nic., III, 4) « …lorsqu’une chose est choisie elle a déjà été déterminée, puisque c’est la chose jugée préférable à la suite de la délibération qui est choisie. » (ibid III, 5)

Homme : « e„ m¾ tÕ ¥riston tîn ™n tî. kÒsmJ ¥nqrwpÒj ™stin » « l’homme n’est pas ce qu’il y a de plus excellent dans le monde. » (Eth. Nic., VI, 7, 1141a20) »l’homme doit, dans la mesure du possible, s’immortaliser, et tout faire pour vivre selon la partie la plus noble qui est en lui. » « oÙ cr¾ dkat¦ toÝj parainoàtaj ¢nqrèpina frone‹n ¥nqrwpon Ônta oÙde qnht¦ tÕn qnhtÒn, ¢ll’ ™f’ Óson ™udcštai ¢qanat…zein kaˆ p£nta poie‹n prÕj tÕ zÁn kat¦ tÕ kr£tiston tîn ™n aÙtù« (X, 7) »l’homme qui exerce son intellect et le cultive semble être à la fois dans la plus parfaite disposition et le plus chèr aux Dieux. » (X, 9) »¥nqrwpoj ™st… zùon lÒgon œcwn » / « l’homme qui ne peut pas vivre en communauté ou qui n’en a nul besoin, parce qu’il se suffit à lui-même, ne fait point partie de la cité : dès lors, c’est un monstre ou un dieu. » (Politique, I, 1253a) « L’être vivant tout d’abord est composé d’une âme et d’un corps, que la nature a destinés, l’une à commander, l’autre à obéir. » (ibid 1254a)

Pr©xij (action immanente) : activité qui a sa fin en elle-même. « l’acte est alors tout entier dans l’agent » (Note de Tricot, Méta. Q6)

Poi»sij (action transitive) : activité qui n’a pas sa fin en elle-même. Elle s’opère dans une œuvre extérieure à l’artiste.

Action volontaire : « ce dont le principe réside dans l’agent lui-même connaissant les circonstances particulières au sein desquelles son action se produit. » (Eth. Nic. II, 3) »tout ce qui, parmi les choses qui sont au pouvoir de l’agent, est accompli en connaissance de cause, c’est-à-dire sans ignorer ni la personne subissant l’action, ni l’instrument employé, ni le but à atteindre. » (ibid V, 10) « si vous avez lâché une pierre vous n’êtes plus capable de la rattraper, mais pourtant il dépendait de vous de la jeter et de la lancer, car le principe de votre acte était en vous » (III, 7) le vice est donc volontaire en son commencement. »…ni l’action n’est une production, ni la production une action. » (VI, 4)

Action forcée : qui a son principe hors de nous, « sans aucun concours de l’agent qui subit la contrainte. » (Eth. Nic. III, 1)

Justice : distinguer la « justice légale » (coextensive à l’entière vertu) et la justice « spéciale » ou « particulière », qui peut-être soit: 1°) dianemhtik» (distributive: honneurs, postes dans l’Etat)ou diorqwtik» (corrective). Si les personnes sont inégales, les parts seront inégales: le juste consiste à traiter inégalement des choses inégales. (cf Eth. Nic. V, 6)

Equité : « l’équitable, tout en étant juste, n’est pas le juste selon la loi, mais un correctif de la justice légale. » l’équitable est « l’interprète de ce qu’eut dit le législateur lui-même s’il avait été présent à ce moment. » (Eth. Nic. V, 14)

Vertu : « est une élaboration consciente qui exige notre participation. »"…c’est en pratiquant les actions justes que nous devenons justes. »(Eth.Nic. II, 1) « les vertus sont certaines façons de choisir, ou tout au moins ne vont pas sans un choix réfléchi. » ibid. II, 4) La vertu permet a une chose « de bien accomplir son œuvre propre. » (Eth.Nic. II, 5) La vertu (éthique, pas dianoétique) est définie comme mesÒthj, juste milieu. La vertu éthique est en état de dépendance avec la FrÒnhsij, vertu dianoéthique. La vertu est une médiété qui, dans l’ordre moral, est un sommet. « Ceux qui sont aux extrêmes poussent respectivement celui qui occupe le milieu vers l’autre extrême. »(ibid II, 8) le vice entraîne donc le jugement vicieux. C’est donc un travail que de devenir vertueux, aussi difficile qu’apprendre à discerner le milieu d’un cercle. (cf. ibid II, 9) « dans l’action, ce qu’on fait [est une fin au sens absolu], car la vie vertueuse est une fin, et le désir à cette fin pour objet. » (ibid VI, 2) « un homme mauvais peut causer infiniment plus de maux qu’une bête brute. » (ibid, VII, 7)

Amitié : Aristote distingue 3 sortes d’amitiés: 1°)Utile, 2°)Plaisante 3°)vertueuse « Mais la parfaite amitié est celle des hommes vertueux et qui sont semblables en vertu. » (Eth. Nic. VIII, 4) l’amitié est un transfert vers l’autre de l’amour de soi bien compris, ce qui fait dire à Aristote que « l’ami est un autre soi-même » « œsti g¦r Ð f…loj ¥lloj aÙtÒj » (ibid IX, 4) ou encore « charité bien ordonnée commence par soi-même » (IX, 8) « nous considérons l’amitié comme le plus grand des biens pour les cités (car elle est le meilleur moyen d’éviter les dissensions) » (Politique, II, 1262b)

Disposition : il y a trois dispositions: 2 vices (excès et défaut) et une vertu (médiété). (cf Eth. Nic. II, 8)

Plaisir : le plaisir est l’achèvement de l’acte lui-même, et non un acte (cf Eth. Nic. X, 4) « le plaisir approprié aux activités aiguise celles-ci, prolonge leur durée et les rend plus efficaces. » (ibid X, 5)

Bonheur : « On voit donc que le bonheur est quelque chose de parfait et qui se suffit à lui-même, et il est la fin de nos actions » « rend la vie désirable et n’ayant besoin de rien d’autre. »(Eth. Nic. I, 5, 1097b15) Le bonheur nécessite de plus de la chance (il est gâté si on est laid; etc.) Mais le bonheur dépend de nous et non de la fortune, il est le fruit de la raison humaine. X, 6: Le bonheur est « activité de l’âme conforme à la vertu. » « e‡rhtai g¦r yucÁj ™nšrgeia kat’ ¢ret¾n poi£ tij » (I, 10) »ce que nous recherchons, c’est ce qui est propre à l’homme. » « une hirondelle ne fait pas le printemps, ni non plus un seul jour: et ainsi la félicité et le bonheur ne sont pas davantage l’œuvre d’une seule journée, ni d’un bref espace de temps. »(ibid I, 6) « le bonheur est dans l’âme, car il est un certain genre de vie. » (Méta. Q8, 1050a-b)

FrÒnhsij : la « droite règle » « Ð ÑrqÕj lÒgoj« (Eth. Nic. II, 2)

Infini : c’est une puissance « mentale » qui exclut le passage à l’acte. « rien d’infini ne peut exister, ou alors l’infinité n’est pas infinie » (Méta. a, 2 994b25) « S’il n’y a rien en dehors des individus, et étant donné que les individus sont en nombre infini, comment alors est-il possible d’acquérir la science de l’infinité des individus? » (Méta. B, 4 999a25) « l’infini n’est pas en puissance en un sens tel qu’il doive ultérieurement exister en acte à titre de réalité séparée ; mais il est en puissance pour la connaissance seulement : car c’est le fait que le processus de division ne fait jamais défaut qui explique que cet acte n’existe pour l’infini qu’en puissance, et qu’il n’existe pas à titre de partie séparée. » (Méta. Q6, 1048b10-20) « Que l’infini, enfin, ne puisse exister en acte, c’est l’évidence. » (Méta. K.10 1066b10-15)

Nécessité (¹ ¢nagk») :o n ne peut remonter à l’infini dans la remontée des effets aux causes « ¢n£gkh †stasqai » (Phys. VIII, 5)

Science (¹ ™pist»mh): « La science est le concept de l’universel et du nécessaire » (Eth. Nic.VI, VI, 1) « Elle a pour objet ce qui existe nécessairement et est par là même éternel » (Eth. Nic.VI, III, 2) « …toute science portant sur l’universel. » (Méta. B 1003a) Continuité du passage se la sensation à la science : la sensation contient l’universel à l’état latent. / « on ne peut rien connaître avant d’être arrivé aux éléments indivisibles de la définition* » (a, 2 994b20) *termes universels. « la pensée ne peut appréhender sans arrêter le processus de division. « (ibid) « toute science, en effet, a pour objet, ou ce qui est éternellement, ou ce qui arrive le plus souvent.’ » (Méta. K.8 1065a0-5) « Les faits le montrent clairement : sans l’universel, il n’est pas possible d’arriver à la science, mais la séparation de l’universel est la cause de toutes les difficultés qu’entraîne la doctrine des Idées. » (Méta. M9, 1086b5-10)

mpeir…a (expérience) : « l’expérience est la connaissance des choses individuelles, et l’art celle des choses universelles. » (Méta. A, 1, 981a)

Philosophie : Aristote distingue la Philosophie 1°)pratique 2°)poétique 3°) Théorétique. Cette dernière est elle-même divisée en trois : Mathématique, physique, théologique. (cf Méta. K.7 1064b) / « La Philosophie aura d’ailleurs autant de parties qu’il y a de substances, et il y aura donc nécessairement, au nombre de ces branches de la Philosophie, une Philosophie première, et après, une *Philosophie seconde » (Méta. G2, 1004a0-5) *cf note Tricot « la Philosophie première (ou Théologie) traitera de la substance séparée et immobile ; la Philosophie seconde (ou Physique) traitera de la substance séparée, mais non immobile. »

Genre (tÒ gšnoj): « Un attribut qui appartient essentiellement à plusieurs choses spécifiquement différentes. » (Topiques, I, 4-5)

Espèce : « La différence spécifique est donc nécessairement une altérité du genre, car j’appelle différence dans le genre l’altérité qui fait le genre lui-même autre. » (Méta. I8, 1058a5-10)

Moteur,l’être qui meut (tÒ kinoàn) : « Le mouvement est le passage à l’acte (¹ ™ntelšceia) de ce qui est à l’état de puissance. »(Phys. III, 1, 201a) « Toute chose peut se mouvoir de deux façons: ou bien par autre chose, ou bien par elle-même. » (De Anima, I,3 406a, p.27)

Premier moteur : « Que donc il existe une substance éternelle, immobile et séparée des êtres sensibles, c’est ce qui résulte manifestement de ce que nous venons de dire. » (Méta. Lambda 7, 1073a) « si l’on veut expliquer génération et corruption, il faut admettre qu’il y a une autre cause encore, éternellement en activité, tantôt dans un sens, tantôt dans un autre. Il faut donc que cette nouvelle cause agisse, de telle façon par elle-même, et de telle autre façon en vertu d’une autre chose, laquelle devra être, par suite, ou bien une troisième cause, ou bien la première cause. Mais c’est nécessairement en vertu de la première cause, puisque celle-ci est, à son tour, la cause et de la seconde et de la troisième ; c’est pourquoi il est préférable d’admettre que c’est la première cause. » (Méta. L6, 1072a10-15) « le premier Ciel doit être éternel. Il y a, par suite, aussi quelque chose qui le meut ; et puisque ce qui est à la fois mobile et moteur n’est qu’un terme intermédiaire, on doit donc supposer un extrême qui soit moteur sans être mobile, être éternel, substance et acte pur. » (Méta. L6, 1072a20-30) « la cause finale meut comme l’objet de l’amour. » [« kine‹ æj ™rwmenon« ](Méta. L7, 1072b0-5) « Le premier Moteur est donc un être nécessaire, son être est le Bien, et c’est de cette façon qu’il est principe » « A un tel Principe sont suspendus le Ciel et la nature. Et ce principe est une vie, comparable à la plus parfaite qu’il nous soit donné, à nous, de vivre pour un bref moment »(ibid 1072b5-20) Le premier moteur doit être un, Aristote, à la toute fin du chap. L cite L’Iliade (II, 204) « Le commandement de plusieurs n’est pas bon : qu’il n’y ait qu’un chef! »

Loi ( Ð nÒmoj): « Les règles qui établissent comment les magistrats doivent gouverner » (Politique, IV, I, 9-10) « il ne faut pas croire que c’est un esclavage de vivre conformément à la constitution, au contraire c’est le salut. » (Politique, V, 9)

Intelligence divine : « L’Intelligence suprême se pense donc elle-même, puisqu’elle est ce qu’il y a de plus excellent, et sa Pensée est pensée de pensée » – »¹ nÒhsij no»sewj nÒhsij » (Méta. L9, 1074b30) Note de Tricot Métaphysique, p.703 : « l’idée de création, idée judéo-chrétienne, totalement étrangère à l’esprit grec et à Ar. lui-même, pour qui matière et formes sont éternelles (…) La matière est coéternelle à Dieu. Dieu, principe extérieur à la Nature, en explique le mouvement, mais non pas l’être : il ne fait que mouvoir par l’attraction irrésistible de la cause finale. »

Penser : « Si donc l’intellection est analogue à la sensation, penser consistera ou bien à pâtir sous l’action de l’intelligible, ou bien dans quelque autre processus de ce genre. »(De Anima, III, 3 429a, p.173-174)

Esprit (Ð noàj):

noàj paqhtikÒj (intellect patient) qui est « comme une tablette où rien n’est encore écrit » (De Anima, III, 4) « Il faut donc que cette partie de l’âme soit impassible, tout en étant susceptible de recevoir la forme; qu’elle soit, en puissance, telle que la forme, sans être pourtant cette forme elle-même. »  » Ainsi cette partie de l’âme qu’on appelle intellect (et j’entends par intellect ce par quoi l’âme pense et conçoit), n’est, en acte, aucune réalité avant de penser. » (Ibid, III, 4 429a p.174-175) « L’intellect est, en puissance, d’une certaine façon, les intelligibles mêmes, mais (qu)’il n’est en entéléchie, aucun d’eux, avant d’avoir pensé? Et il doit en être comme d’une tablette où il n’y à rien d’écrit en entéléchie: c’est exactement ce qui se passe pour l’intellect. » « En outre, l’intellect est lui même intelligible comme le sont les intelligibles. En effet, en ce qui concerne les réalités immatérielles, il y a identité du pensant et du pensé, car la science théorétique et ce qu’elle connaît sont identiques. »(ibid. III, 4 429b-430a p.179-180) « l’intellect ressemble davantage à un repos ou à un arrêt qu’à un mouvement. » (ibid I, 3, 407a)

noàj poihtikÒj (intellect agent nom donné par les commentateurs, pas par Aristote, mais il y a bien un « po‹oun« ) (qui écrit sur la tablette) ‘il est sans mélange, impassible » « immortel et éternel » (III, 5) « …sans l’intellect agent, rien ne pense. »(Ibid, III, 5, 430a, p.183) »l’intellect patient, qui est en puissance tous les noht£, est subordonné à l’action de l’intellect agent, et l’intellect agent est, comme tel, supérieur en dignité à l’intellect patient qu’il actualise. » (Note de Tricot p.182) « l’âme dianoétique, c-à-d la pensée discursive, a pour objets, non plus des sensations agréables ou pénibles, mais des concepts qui, pour l’intellect pratique, sont ceux du bien et du mal. Elle juge à l’aide des images sensibles qui, pour elle qui est incapable de percevoir, tiennent lieu des sensations (aussi ne peut elle penser sans images). (Ibid p.191)

Aporie : « Quand on veut résoudre une difficulté, il est bon de la développer avec soin, car l’aisance future de la pensée suppose la solution des difficultés qui existaient auparavant, et il est impossible de dénouer un nœud sans le connaître. » (Méta. B, 1 995a25-30) « chercher, sans poser d’abord le problème, c’est comme si l’on marchait sans savoir où l’on va. » (ibid 995a30-35)

Vérité (¹ ¢l»qeia) :Le philosophie est « la science de la vérité » « ™pist»mh tÁj ¢lhqe…aj » (Méta.a, 1, 993b) « tÕ g¦r ¢lhtj šstˆ qige‹n kaˆ f£nai » « le vrai, lui, c’est être au contact et dire. » (Métapysique, q, 10, 1051b24) Aristote di à propos de certains présocratiques : « …les philosophes, contraints de nouveau, ainsi que nous l’avons dit, par la vérité elle-même, recoururent à un autre principe causal. » (Méta. A, 3, 984b) « Le faux et le vrai, en effet, ne sont pas dans les objets, comme si le bien était le vrai, et le mal, en lui-même, le faux, mais dans la pensée, et, en ce qui regarde les natures simples et les essences, le vrai et le faux n’existent pas même dans la pensée. » (Méta. E4, 1027b25-30) « la vérité ou la fausseté dépend, du côté des objets, de leur union ou de leur séparation, de sorte que être dans le vrai, c’est penser que ce qui est séparé est séparé, et que ce qui est uni est uni, et être dans le faux, c’est penser contrairement à la nature des objets. » (Méta. Q10, 1051b0-5) « Ce n’est pas parce que nous pensons d’une manière vraie que tu es blanc, que tu es blanc, mais c’est parce que tu es blanc, qu’en disant que tu l’es, nous disons la vérité. » (ibid, 1051b5-10) (mais cette définition ne vaut que pour les êtres composés (sÚnqeta) et pas pour les natures simples (¡pl©) (note de Tricot : « la vérité ontologique est ce qui détermine la vérité noologique. » Discutable…) « de même que le vrai n’est pas le même pour les êtres incomposés que pour les êtres composés, de même aussi l’Etre n’est pas le même. Voici ce qu’est alors le vrai ou le faux : le vrai, c’est saisir et énoncé ce qu’on saisit (affirmation et énonciation n’étanat pas identiques) [« tÕ g¦r ¢lhtj šstˆ qige‹n kaˆ f£nai » « le vrai, lui, c’est être au contact et dire.« ] ; ignorer, c’est ne pas saisir. En effet, on ne peut pas se tromper au sujet de la nature d’une chose, sinon par accident*, et on ne le peut pas non plus pour les substances non-composées : il n’est pas possible d’être dans le faux à leur égard. » (ibid, 1051b20-30) (*note de Tricot « l’¢sÚnqeton est simple en tant que terme d’une proposition complexe ; mais, en lui-même, c’est un élément composé du genre et de la différence. L’erreur commise à son sujet sera par accident, quand il sera considéré à ce dernier point de vue. »)

Unité de l’âme : « il semble bien qu’au contraire, ce soit l’âme qui rende le corps continu, puisque, si elle vient à se retirer, il se dissipe et se putréfie. Si donc c’est un autre principe qui assure l’unité de l’âme, c’est cet autre principe qui sera de préférence l’âme elle-même. »(De Anima, I, 5 411b, p.63 ) « Ce qui fait l’unité des corps sensibles, c’est l’âme, ou une partie de l’âme, ou quelque autre principe convenable, sans quoi le corps s’éparpille et se dissout. » (Méta. M2, 1077a20-25)

Âme (¹ yuc») : »ce par quoi nous visons (vivons?), percevons, et pensons »(De Anima, II, 3, 414b) « ¹ yuc» t¦ Ônta pwj ™stin« (De Anima, III, 8, 431b21) « l’âme est d’une certaine manière l’étant »(Heidegger) « il semble bien qu la connaissance de l’âme apporte une large contribution à l’étude de la vérité toute entière, et surtout à la science de la nature, car l’âme est, en somme, le principe des animaux. »(De Anima, I, 1 402a, Ed.Vrin p.1-2) « savoir si la définition de l’âme est une, comme celle de l’animal, ou si elle est diférente pour chaque espèce d’âme, comme pour le cheval, le chien, l’homme, le dieu. »(Ibid I, 1 402b, p.5) »Il apparaît que, dans la plupart des cas, il n’est aucune affection que l’âme puisse, sans le corps, subir ou exercer: telle la colère, l’audace, l’appétit, et, en général, la sensation. S’il est pourtant une opération qui semble par excellence propre à l’âme, c’est l’acte de penser. » « Si donc il y a quelqu’une des fonctions ou affections de l’âme qui lui soit véritablement propre, l’âme pourra posséder une existence séparée du corps. » « Or il semble bien que toutes les affections de l’âme soient données avec un corps: le courage, la crainte, la pitié, l’audace, et, encore, la joie, ainsi que l’amour et la haine; car en même temps que se produisent ces déterminations, le corps éprouve une modification. »(ibid. I, 1 403a, p.8-9) »l’animé diffère de l’inanimé, semble-t-il, par deux caractères principaux: le mouvement et la sensation. » (ibid. I, 2 403b p.13) « l’âme est nécessairement substance, en ce sens qu’elle est la forme d’un corps naturel ayant la vie en puissance. Mais la substance formelle est entéléchie; l’âme est donc l’entéléchie d’un corps de cette nature. » « l’âme est l’entéléchie première d’un corps organisé. » [c’est-à-dire d’un corps pourvu d’instruments, d’organes, propres à accomplir les fonctions que réclame la vie ; mais une telle vie resterait seulement en puissance, si l’âme ne la maintenait constamment en acte (même en l’absence d’une activité en exercice, comme dans le sommeil). L’âme est définie comme le principe vital, par quoi le corps se trouve « animé » et faute de quoi il retourne à la pure matérialité Encyclopédie, art. Aristote] (De Anima, II, 1 412a, p.67; 68-69 ) « l’âme ne peut être ni sans un corps, ni un corps. Et c’est pourquoi elle est dans un corps, et dans un corps d’une nature déterminée. » « l’entéléchie de chaque chose survient naturellement dans ce qui est en puissance cette chose, autrement dit, dans la matière appropriée.-Que l’âme soit donc une certaine entéléchie et la forme de ce qui possède la puissance d’avoir une nature déterminée, cela est évident d’après ce que nous venons de dire. »(Ibid, II, 2 414a, p.79-80 ) « l’âme est la cause finale du corps. Ce qui le prouve, c’est que le corps n’est qu’un instrument de l’âme. Et cela rentre dans le plan de la nature. » (Note de Tricot, p.88)cf. »tous les corps naturels [vivants] sont de simples instruments de l’âme, aussi bien que ceux des plantes que ceux des animaux: c’est donc que l’âme est bien leur fin. On sait que le terme « fin » est pris en un double sens: d’une part, le but lui-même, et, d’autre part, l’être pour qui se but est une fin [l'âme]« (De Anima, II, 3 415b, p.88 ) « Pour tous les êtres dont la constitution est naturelle, il existe une limite et une proportion de la grandeur comme de l’accroissement: or ces déterminations relèvent de l’âme mais non du feu, et de la forme plutôt que de la matière. » (Ibid, II, 4 416a p.90) « L’âme est le lieu des Idées, sous la réserve toutefois qu’il ne s’agit pas de l’âme entière, mais de l’âme intellectuelle, ni des idées en entéléchie, mais des Idées en puissance. »(Ibid III, 4 429a p.175) « …il n’en faut pas moins admettre sans doute qu’il existe aussi dans l’âme un facteur en dehors du principe raisonnable, qui lui est opposé et contre lequel il lutte. » (Eth. Nic., I, 13, 1102b20) »il y aura, d’une part, ce qui, proprement et en soi-même, possède la raison, et, d’autre part, ce qui ne fait que lui obéir, à la façon dont on obéit à son père. »(ibid I, 13 1103a) « il est complètement impossible que le mouvement appartienne à l’âme. » (ibid 406a I, 3) « Il est évident aussi que l’âme est substance première, que le corps est matière, et que l’homme en général, ou l’animal en général, est composé de l’âme et du corps pris l’un dans l’autre universellement. » (Méta. Z11, 1037a5-10)

Ame végétative (nutritive) : « Il semble que le principe se trouvant dans les plantes soit aussi une sorte d’âme. Car ce principe est le seul qui soit commun aux animaux et aux plantes; et il peut être séparé du principe sensitif, tandis qu’aucun être ne peut, sans lui, posséder la sensation. »(De Anima, I, 5 411b, p.64 ) « l’âme nutritive appartient aussi aux êtres animés autres que l’homme, elle est la première et la plus commune des facultés de l’âme, et c’est par elle que la vie appartient à tous les êtres. » (ibid II, 4 415a20-25)

Facultés de l’âme : « l’epiqum…a est l’appétit irrationnel, le désir aveugle; le qÚmoj est le courage, qui méconnait la raison par son impétuosité; la boÚlhsij est le désir volontaire et rationnel, elle est voisine de la proa…resij, choix rationnel et délibéré, mais la proa…resij ne porte que sur des objets possibles et relevant de notre activité (Eth.Nico., III, 4) »(Note de Tricot, De Anima, p.81)

Ame harmonie : « Ses partisans [de l'âme harmonie], en effet, disent que l’âme est une sorte d’harmonie, car [pour eux] l’harmonie est une fusion et une composition de contraires. » (De Anima, I, 4 407b p.40) « C’est la santé, et, d’une manière générale, les vertus corporelles qu’il convient de nommer harmonie, plutôt que l’âme. »(I, 4 Ibid 408a)

fÚsij : « La nature est un principe et une cause de mouvement et de repos pour la chose en laquelle elle réside immédiatement, par soi et non par accident ».(Physique, II, 1, 102b20)

Métaphysique : « Il y a une science qui étudie l’Etre en tant qu’être [tÕ ×n Î Ôn], et ses attributs essentiels. Elle ne se confond avec aucune des sciences dites particulières, car aucune de ces autres sciences ne considère en général l’Etre en tant qu’être, mais découpant une certaine partie de l’Etre. » (Méta. G1, 1003a20) « la science a toujours pour objet propre ce qui est premier , ce dont toutes les autres choses dépendent, et à raison de quoi elles sont désignées. Si donc c’est la substance, c’est des substances que le philosophe devra appréhender les principes et les causes. » (Méta. G2, 1003b15-20) « La science du philosophe est celle de l’Etre en tant qu’être, pris universellement et non dans l’une de ses parties » (Méta. K3, 1060b30)

Un : « l’essence de l’Un consiste dans l’indivisibilité, dans le fait d’être essentiellement une chose déterminée et particulière (….) c’est être la mesure première de chaque genre, et, tout spécialement, la mesure première de la quantité » (Méta. I1, 1052b15-20) L’un est donc principe de connaissance en tant que principe de mesure.

Etre : « certaines choses qui sont dites être signifient soit une substance, soit une qualité, soit les autres catégories précédemment distinguées; or ces modes de l’Être sont irréductibles les uns aux autres, et ne peuvent non plus se ramener à un seul. » (Méta, Delta, 28) « Ce qui est commun à tout, c’est l’être. » (…) « car l’être est ce qui est commun à toutes choses. » (Méta. Gamma) « L’Etre se prend en plusieurs acceptions, mais c’est toujours relativement à un terme unique, à une même nature. » (Méta. G2, 1003b) « Et , en vérité, l’objet éternel de toutes les recherches, présentes et passées, la question toujours posée : qu’est que l’Etre? revient à ceci : qu’est-ce-que la substance? (…) C’est pourquoi, pour nous aussi, notre objet capital, premier, unique pour ainsi dire, sera d’étudier ce qu’est l’Etre pris en ce sens » (Méta. Z1, 1028b0-10) « Si donc l’Un ou l’Etre est un genre, aucunce différence ne sera ni être, ni une. D’autre part, si l’Etre et l’Un ne sont pas des genres, ils ne seront pas non plus des principes, puisque les genres sont principes. » (Méta. B, 3, 998b25) « Telles choses, en effet, sont dites des êtres parce qu’elles sont des substances, telles autres parce qu’elles sont des affections de la substance, telles autres, parce qu’elles sont un acheminement vers la substance, ou au contraire, des corruptions de la substance, ou parce qu’elles sont des privations, des qualités de la substance, ou bien parce qu’elles sont des causes efficientes ou génératrices, soit d’une substance, soit de ce qui est nommé relativement à une substance, ou enfin parce qu’elles sont des négations de quelqu’une des qualités d’une substance, ou des négations de la substance même. C’est pourquoi nous disons que même le Non-Etre est : il est Non-Etre. » (Méta. G2, 1003b5-15) « la nature est seulement un genre déterminé de l’Etre. » (Méta. G2, 1005a30-35) « L’Etre proprement dit se prend en plusieurs acceptions : nous avons vu qu’il y avait d’abord l’Etre par accident [kat¦ sumbebhkÒj], ensuite l’être comme vrai, auquel le faux s’oppose comme non-être ; en outre, il y a les catégories, par exemple la substance, la qualité, la quantité, le lieu, le temps, et d’autres modes de signification analogues de l’Etre. Et il y a, en dehors de toutes ces sortes d’êtres, l’Etre en puissance et l’Etre en acte. Puisque nous parlons des diffférentes acceptions de l’Etre, nous devons faire remarquer d’abord que l’Etre par accident n’est l’objet d’aucune spéculation. » (Méta. E2, 1026a30-1026b5) « il n’y a pour l’Etre en soi*, ni génération, ni corruption, sans quoi il procèderait d’un autre être. » (Méta. Q10, 1051b25-30) (*Selon Tricot = Forme)

Etre et Un comme non-genre : « si on veut poser l’Etre et l’Un comme des genres, les différences participeront nécessairement de l’Etre et de l’Un, alors que, en fait, aucune différence ne participe de son genre ; pour cette raison, il semblerait que l’Etre et l’Un ne dussent pas être posés comme genres, ni comme principes. » (Méta. K1, 1059b30-35) Mais la question du caractère générique de l’Etre et de l’Un est problématique.

L’être comme accident : sa cause est indéterminée (cf E.3)

L’être comme vrai : « Quant à l’Etre comme vrai, et au Non-Etre comme faux, ils consistent dans l’union [sÚnqesij] et dans la séparation [dia…resij], et le vrai et le faux réunis se partagent entièrement les contradictoires. (En effet, le vrai c’est l’affirmation de la composition réelle du sujet et de l’attribut, et la négation de leur séparation réelle ; le faux est la contradiction de cette affirmation et de cette négation » (Méta. E4, 1027b15-25) sa cause « n’est qu’une affection de la pensée. » (ibid, 1027b30-35)

L’être selon les catégories : « …on voit clairement que l’Etre au sens premier est l’essence, qui indique précisément la substance. » (Méta. Z1, 1028a10-15) (ex donné par Aristote En Z.1, lorsqu’on demande ce qu’est une chose, on répond « un homme » ou « tel objet » et pas par telle ou telle qualité).

Principe : « c’est de l’ignorance, en effet, que de ne pas distinguer ce qui a besoin de démonstration et ce qui n’en a pas besoin. Or, il est absolument impossible de tout démontrer : on irait à l’infini, de telle sorte qu’il n’y aurait encore pas de démonstration. » (Méta. G3, 1006a5-10) « Ces philosophes demandent une raison pour tout (…) ils cherchent la raison de ce dont il n’y a pas de raison, car le principe de la démonstration n’est pas une démonstration. » (Méta. G6, 1011a5-15) « J’entends par principes ces vérités dont l’existence est impossible à démontrer » (Seconds Analytiques, I, 10)

Principe de non-contradiction : «  »Il est impossible* que le même attribut (p.121) appartienne et n’appartienne pas en même temps, au même sujet et sous le même rapport« , sans préjudice d’autres déterminations qui pourraient être ajoutées, afin de parer à des difficultés logiques. -Tel est donc le plus certain de tous les principes » (Méta. G2, 1005b15-25, trad. Tricot pp.121-122) *Cette impossibilité logique répond une impossibiité ontologique.

Catégories : 1°) oÙs…a 2°) po‹on 3°) pÒson 4°) prÒs ti 5°) poie‹n 6°) p£scein 7°) œcein 8°) pÒte 9°) poà 10°) ke‹sqai

Equivoque : « choses qui ne possèdent qu’un nom en commun, alors que la formule correspondant à ce nom est différente. » (Catégories)

Univoque : « choses dont à la fois le nom est commun et la formule correspondant à ce nom identique. » (Catégories)

Ñ crÒnoj : « toàto g¦r ™stin Ð crÒnoj, ¢riqmÕj kin»sewj kat¦ tÕ prÒteron kaˆ Ûsteron«  »car voici ce qu’est le temps, le nombre du mouvement selon l’antérieur et l’ultérieur » (Physique, 4, 219 b1) « le temps est né avec le ciel » (Phys. VIII, 1, 251b18) « il ne peut y avoir de temps en l’absence de l’âme » « ce qui est composé de non-être semble ne pas pouvoir participer à la présence. » (Phys. IV, 14) »…pour reprendre les termes d’Aristote, ce qui dans l’âme est capable de compter, c’est-à-dire le noàj. » (Brague, Du Temps chez Platon et Aristote, p. 58) « Nous DISONS qu’il y a temps quand nous répétons ce que dit l’âme, laquelle déclare que les maintenant(s) (t¦ nàn) sont deux. » ( ibid? 219a27) « Si Aristote a éprouvé le besoin de préciser en ajoutant ces mots, c’est que la constitution du temps dans la conscience n’est pas sans rapport avec une opération que la « noésis » ne suffit pas à poser (…) Il faudrait se demander ce qu’est se « dire » de l’âme (…). Il faut encore que cette dualité sont fixée dans et par un « logos ». » (ibid p.126) « le maintenant, et le temps qu’il définit comme laps de temps (219a29), n’existent pas en dehors de l’acte de « dire » le maintenant. » (ibid p.127) « le maintenant, qui n’a pas de consistance en dehors de sa situation, fixée par le « logos » qui énonce : maintenant est midi, un heure, etc. » (ibid p.129) « A chaque moment, le mouvement met en rapport un « avant » et un « parès ». Mais la structure elle-même, la polarité de l’avant e de l’après, n’est pas du mouvement. » (ibid p.131) « Quant à ce qu’est le maintenant lui-même, le maintenant est quelque chse comme le « rapport » de l’antérieur et du postérieur, comme le passage (non l’acte de passer, mais le chemin) de l’un à l’autre, comme la mise en contact d’un « avant » et d’un « après ». » (ibid p.131) « un « arithmos » est avant tout une structure, un assemblage. » (ibid p.137) « Le temps est ce par quoi le mouvement est structuré selon l’avant et l’après, ce par quoi l’avant et l’après reçoivent une structure numérique, c’est-à-dire ce qui leur permet d’être à la fois un et deux. » (ibid p.142) « être maintenant, c’est être « situé », et par rapport à un antérieur et à un postérieur. Ceux-ci à leur tour, apparaissent comme tels seulement par cette situation. » (ibid p.143) Le « maintenant unifiant ce qui est deux, il passe dans les deux : le deux devient un, mais l’un passe dans les deux. Cette pulsation du rassemblement et de division constitue le temps. Le temps « avance » par le milieu, par le présent qui éjecte à la fois du passé et de l’avenir. Le « mouvement » du temps est centrifuge. » (ibid p.143)

Entéléchie : « L’acte est l’action; l’entéléchie est le terme réalisé par l’action et ne renfermant plus aucun devenir. En fait acte et entéléchie se distinguent difficilement, et Aristote les emploie souvent l’un pour l’autre. » (Note de Tricot, De Anima, p.4)

Substance : « la substance, c’est en un premier sens, la matière, c’est-à-dire ce qui, par soi, n’est pas une chose déterminée; en un second sens, c’est la figure et la forme, suivant laquelle, dès lors, la matière est appelée un être déterminé, et, en un troisième sens, c’est le composé de la matière et de la forme. Or, la matière est puissance, et la forme, entéléchie, et ce dernier terme se dit en deux sens: l’entéléchie est soit comme la science, soit comme l’exercice de la science. »(De Anima, 412a, p.65-66 ) « Mais ce qui est surtout propre à la substance, semble –t-il, c’est que, tout en étant la même et une numériquement, elle est capable de recevoir les contraires. » (Catégories) « accidens est potius quam ens » « l’accident complète l’être plutôt qu’il ne le constitue. » « La substance se prend, sinon en un grand nombre de sens, du moins en quatre sens principaux : on pense, en effet, que la substance de chaque être est soit la quiddité, soit l’universel, soit le genre, et en quatrième lieu, le sujet. –Le sujet est ce dont tout le reste s’affirme, et qui n’est pas lui-même affirmé d’une autre chose. » (Méta Z, 2 1028b*voir le texte en grec) « On pourrait ainsi se demander si « se promener », « se bien porter », « être assis » sont des êtres ou ne sont pas des êtres ; et de même dans n’importe quel autre cas analogue ; car aucun de ces états n’a par lui-même naturellement une existence propre, ni ne peut-être séparé de la substance, mais s’il y a là quelque être, c’est bien plutôt ce qui se promène qui est un être, ce qui est assis, ce qui se porte bien. Et ces choses semblent plus des êtres parce qu’il y a , sous chacune d’elles, un sujet réel et déterminé : ce sujet c’est la substance et l’individu, qui est ce qui apparaît sous la catégorie en question, car le bon ou l’assis ne sont jamais dits sans un sujet. Il est donc évident que c’est par cette catégorie que chacune des autres catégories existe. De sorte que l’Etre, au sens fondamental, non tel mode de l’être, mais l’être absolument parlant, doit être la substance. Or nous savons que « premier » est pris en différentes acceptions. Toutefois la substance est absolument première, à la fois logiquement, dans l’ordre de la connaissance et selon le temps. En effet, aucun des autres catégorèmes n’existe à l’état séparé, seule la substance le peut. » (Méta. Z1, 1028a20-35) « la substance d’un individu est celle qui lui est propre et qui n’appartient pas à un autre ; l’universel est au contraire commun, puisqu’on nomme universel ce qui appartient naturellement à une multiplicité. » (Méta. Z13, 1038b10-15) « rien de ce qui existe comme universel dans les êtres n’est une substance » (Méta. Z13, 1038b35) « aucun des universaux n’est substance. » (Méta. Z16, 1041a0-5) « C’est, en effet, par leur relation avec la notion de substance que les autres catégories sont appelées des êtres : ainsi la quantité, la qualité et les autres termes semblables ; car toutes impliqueront la notion de substance. » (Méta. Q1, 1045b25-35) « Il y a trois espèces de substances. L’une est sensible, et elle se divise en <1>substance éternelle et en <2>substance corruptible. Cette dernière est admise par tout le monde et englobe, par exemple, les plantes et les animaux. L’autre substance est <3>immobile ; elle a, suivant certains philosophes, une réalité entièrement séparée, les uns la divisent en deux groupes (…) Les deux substances sensibles sont l’objet de la Physique, car elles impliquent le mouvement ; mais la substance immobile est l’objet d’une science différente, puisqu’elle n’a aucun principe commun avec les autres espèces de substances. » (Méta. L1, 1069a30-b5) « Nous avons maintenant donné un exposé schématique de la nature de la substance, en montrant qu’elle est ce qui n’est pas prédicat d’un sujet, mais que c’est d’elle que tout le reste est prédicat. Mais nous ne devons pas nous borner à ces remarques, qui ne sont pas suffisantes. Notre exposé lui-même (10) est vague, et, de plus, la matière deviendrait alors une substance ; si elle n’est pas substance, en effet, on ne voit pas quelle autre chose le sera, car si l’on supprime tous les attributs, il ne subsiste rien, évidemment, que le substrat. » (Méta. Z, 3, 1029a)

Substance première (prèth oÙs…a) : (l’homme in concreto, l’individu) « celle qui ne se dit pas d’un certain sujet et n’est pas inhérente à un certain sujet. » (Catégories)

Substance seconde (deÚtera oÙs…a) : (ex: l’espèce homme) »les espèces où prennent place les substances dites au sens premier. » (Catégories)

TÕ sÚnolon (Composé, substance composée) : « J’entends par matière, par exemple l’airain, par forme, la configuration qu’elle revêt [scÁma tÁj „dšaj], et par le composé des deux, la statue, le tout concret [sÚnolon] » (Métaphysique)

Matière : « si nous supprimons la longueur, la largeur et la profondeur, nous voyons qu’il ne reste rien, sinon ce qui était déterminé par ces qualités : la matière apparaît donc nécessairement, à ce point de vue, comme la seule substance. J’appelle matière ce qui n’est par soi ni existence déterminée, ni d’une certaine quantité, ni d’aucune autre des catégories qui déterminent l’être ; car il y a quelque chose dont chacune des catégories est affirmée, et dont l’être est différent de celui de chacune des catégories, parce que toutes les catégories autres que la substance sont prédicats de la substance, et que la substance est elle-même prédicat de la matière.(…) sous cet aspect, il en résulte donc logiquement que la matière est substance. Pourtant, c’est impossible, car la substance paraît bien avoir pour caractère essentiel d’être séparable, et d’être une chose individuelle; D’après cela, la forme et le composé de la matière et de la forme sembleraient être plutôt substance que la matière. » (Méta. Z3, 1029a15-30) Mais « La matière, elle aussi, est, dans une certaine mesure, accessible » (ibid 1029a30-35) (Tricot dit « par analogie ») « il est évident que même la matière est une substance, car, dans tous les changements d’opposé à opposé, il existe quelque chose qui est le sujet des changements. » (Méta. H1, 1042a30-35) « De plus, la matière n’est en puissance que parce qu’elle peut aller vers sa forme : et lorsqu’elle est en acte, alors elle est dans sa forme. » (Méta. Q8, 1050a15-20) « ni la matière, ni la forme ne sont engendrées » (Méta. L3, 1069b35)

Accident : « ce qui arrive et disparaît sans entraîner la destruction de la substance. (Porphyre, Isagoge, XII) « Ce qui appartient à un être, et peut en être affirmé véritablement, mais n’est ni nécessaire, ni constant. (Aristote, Métaphysique, Delta, 30) « Nous avons bien là le principe et la cause de l’Etre par accident, car ce qui n’est, ni toujours, ni le plus souvent, nous disons que c’est un accident. »(Méta. E1, 1026b30-35) « Il en résulte que c’est la matière, laquelle est susceptible d’être autre qu’elle n’est le plus souvent, qui sera la cause de l’accident. » (Ibid, E2 1027a10-15) « il n’y a pas de science de l’accident. Toute science a pour objet, en effet, ce qui est toujours, ou ce qui est le plus souvent. » (Ibid E2, 1027a20-25) *Note Tricot : « semble admettre que l’accident obéit, lui aussi, à sa loi ; il ne serait ainsi qu’une simple apparence pour notre esprit, apparence que dissiperait la connaissance de la loi qui le régit. De toute manière d’ailleurs, il n’y aurait pas de science de l’accident, lequel cesserait d’être objectivement accident » p.232 « A un déterminisme rigoureux, Aristote oppose ainsi un déterminisme tempéré par l’accident. » p.233

Vie : « Par vie, nous entendons le fait de se nourrir, de grandir et de dépérir par soi-même. »(De Anima, II, 1 412a, p.66 )

Voix : « La voix est assurément un son pourvu de signification, et elle n’est pas uniquement le bruit de l’air respiré, comme la toux. »(De Anima, II, 8 420b, p.121 ) « Sans doute les sons de la voix expriment-ils la douleur et le plaisir, aussi la trouve-t-on chez les animaux en général. Leur nature leur permet seulement de ressentir la douleur et le plaisir et de se les manifester entre eux. Mais la parole , elle, est faite pour exprimer l’utile et le nuisible et par suite aussi le juste et l’injuste. Tel est en effet le caractère disitinctif de l’homme en face de tous les autres animaux : seul il perçoit le bien et le mal, le juste est l’injuste (…) » (Politique, I)

Connaissance gnîsij : « ¹ dgnîsij toà Ðmo…ou tù Ðmo…ù  » « il n’y a de connaissance que du semblable par le semblable. » (Méta. B, 4 1000b5) ["Pour les êtres éternels, les pauvres connaissances que nous en atteignons nous apportent cependant en raison de l'excellence de cette contemplation plus de joie que toutes les choses qui nous entourent tout juste comme un coup d'œil fugitif et partiel sur des personnes aimées nous donnent plus de joie que la connaissance exacte de beaucoup d'autres choses, si considérables soient-elles"] (Parties des Animaux, I, 5) « Tous les hommes désirent naturellement savoir ; ce qui le montre, c’est le plaisir causé par les sensations, car, en dehors même de leur utilité, elles nous plaisent par elles mêmes, et, plus que toutes les autres, les sensations visuelles. » (Méta. 1, 1, 980 a 21) « La connaissance de toutes choses appartient nécessairement à celui qui possède au plus haut degré la science de l’universel, car il connaît, d’une certaine manière, tous les cas particuliers qui tombent sous l’universel. » (Méta. A, 2, 982 a 20-25) « …le suprême connaissable ce sont les premiers principes et les premières causes, car c’est grâce aux principes et à partir des principes que tous le reste est connu. » (Méta. A, 2, 982b 0-5)

Faculté sensible : « La faculté sensible n’existe pas en acte, mais en puissance seulement. » (De Anima, II, 5 417a, p.96 ) »Il en résulte que la faculté gustative est ce qui est tel en puissance, et le sapide est la cause qui la fait passer à l’entéléchie. » (Ibid II, 10 422b, p.130) »De même que ce qui doit percevoir le blanc et le noir doit n’être ni l’un ni l’autre, mais être en puissance tous les deux (et il en est ainsi pour les autres organes sensoriels), de même, en ce qui concerne le toucher, l’organe ne doit être en [acte] ni chaud ni froid. » (Ibid II, 11 424a p.138) « D’une façon générale, pour toute sensation, il faut comprendre que le sens est le réceptacle des formes sensibles sans la matière, comme la cire reçoit le sceau d’or ou d’airain, mais non en tant qu’or ou d’airain. » (Ibid II, 12 p.139) »La faculté sensible, en effet, n’existe pas indépendamment du corps, tandis que l’intellect en est séparé. » (Ibid, III, 4 429b p.176)

Sensation : « La sensation en acte, elle, correspond à l’exercice de la science, avec cette différence toutefois que, pour la première, les agents producteurs de l’acte sont extérieurs : ce sont, par exemple, le visible et le sonore, aussi bien que les sensibles restants. La raison de cette différence est que ce sont des choses individuelles dont il y a sensation en acte, tandis que *la science porte sur les universaux ; et ces derniers sont, en un sens, dans l’âme elle-même. C’est pourquoi penser dépend du sujet lui-même, à sa volonté, tandis que sentir ne dépend pas de lui : la présence du sensible est alors nécessaire. » *€¹ d’™pist»mh tîn kaqÒlou taàta d’ ™n aÙtÍ pèj ™sti tÍ yucÍ. diÕ noÁsai mn ™p’ aÙtù ÐpÒtan boÚlhtai, a„sq£nestai d’ oÙk ™p’ aÙtù ¢nagka‹on g¦r Øp£rcein tÕ a„sqhtÒn(ibid II, 5 417b15-25) « D’une façon générale, pour toute sensation, il faut comprendre que le sens est le réceptacle des formes sensibles sans la matière, comme la cire reçoit l’empreinte de l’anneau sans le fer ni l’or (…) » « KaqÒlou d perˆ p£shj a„sq»sewj de‹ labe‹n Óti ¹ mn a‡sqhs…j ™sti tÕ dektitÕn tîn a„sqhtîn e„dîn ¥neu tÁj Ûlhj » (De Anima, II, 12, 424a) « même si la sensation ne nous trompe pas, du moins sur son objet propre, cependant l’apparence n’est pas la même chose que la sensation. » (Méta. G5, 1010b0-5)

Sensible propre / sensible commun : «  »Le sensible » désigne trois espèces d’objets : deux de ces espèces sont, disons-nous perceptibles par soi, tandis que la troisième l’est par accident. Des deux premières espèces, l’une est le sensible propre (˜k£sthj) à chaque sens, et l’autre, le sensible commun (koinÕn)à tous. J’entends par sensible propre celui qui ne peut être senti par un autre sens et au sujet duquel il est impossible de se tromper : par exemple, la vue est le sens de la couleur, l’ouïe, du son, et le goût de la saveur. (…)Mais chaque sens, du moins, juge de ses sensibles propres et ne se trompe pas sur le fait même de la couleur ou du son, mais seulement sur la nature et le lieu de l’objet coloré, ou sur la nature ou le lieu de l’objet sonore. » (…) Les sensibles communs sont le mouvement, le repos, le nombre, la figure, la grandeur ; car les sensibles de ce genre ne sont propres à aucun sens, mais sont communs à tous. » (ibid, II,6, 418a5-20) Autre liste : « le mouvement, le repos, la figure, la grandeur, le nombre, l’unité. » (ibid III, 1 425a15)

Faculté désirante : « Il n’y a ainsi qu’un seul principe moteur, la faculté désirante. » (Ibid, III, 10, 433a, p.204)

Faculté noétique : « La faculté noétique pense donc les formes dans les images. » (De Anima, III, 7, 431b, p.194)

Fantas…a (imagination) : »L’imagination, en effet, est quelque chose de distinct à la fois de la sensation et de la pensée, bien qu’elle ne puisse exister sans la sensation, et que, sans elle, il n’y ait pas non plus de croyance. » (De Anima, III, 3 427b, p.165 )

Hasard : « les causes qui produisent ce qui peut venir de la fortune sont indéterminées, d’où il suit que la fortune est impénétrable au calcul de l’homme » (Méta. K.8 1065a30-35)

Finalisme : « Toutes les choses naturelles, en effet, sont en vue d’une fin, ou bien sont des rencontres fortuites de ce qui est en vue d’une fin. » (De Anima, III, 12, 434a, p.216)

Lògoj : « à la fois division et synthèse » (Mét. E4, 1027b18)

Image : « est image ce dont la venue à l’être (genesis) se fait par imitation. » (Topiques, VI, 2, 140a14) cf Ethique à Nicomaque 1139b15

¹ metabol» (Changement) : Le changement est de 2 types : a°) Génération / Corruption b°) Mouvement

a°)Génération / Corruption : ¹ gšnesij / ¹ fqwr£

b°)Mouvement ¹ k…nhsij qui comprend 1°) Altération (mouvement selon la qualité) : ¹ ¢llo…wsij ; 2°)Augmentation & Diminution (mouvement selon la quantité) ¹ aÜxhsij / ¹ fq…sij ; 3°) Translation (mouvement selon le lieu): ¹ for£

« En général, un être qui périt renferme encore de l’être, et, s’il devient, il est nécessaire que ce d’où il vient, et ce par quoi il est engendré, existe, et aussi que ce processus n’aille pas à l’infini. » (Méta. G5, 1010a15-25) « Il est évident encore que ni ceux qui prétendent que tout est en repos, ni ceux qui prétendent que tout est en mouvement, ne disent vrai. Si, en effet, tout est en repos, les mêmes choses seront éternellement vraies, et les mêmes choses éternellement fausses ; or, il apparaît que les choses, à cet égard, changent, car celui-là même qui soutient que tout est en repos n’a pas toujours été, et un moment viendra où il ne sera plus. Si, au contraire, tout est en mouvement, rien ne sera vrai ; tout sera donc faux. Mais il a été démontré que c’était impossible. De plus, il est nécessaire que ce qui change soit lui-même un être, car le changement se fait à partir de qualque chose, vers quelque chose. Mais il n’est pas vrai, non plus, que tout soit, tantôt en repos, tantôt en mouvement, et que rien en soit éternel, car il y a un moteur éternel des choses mues, et le premier Moteur est lui-même immobile. » (Méta. G8, 1012b20-35) « les changements sont de quatre sorte : selon la substance, ou la qualité, ou la quantité, ou le lieu (le changement selon la substance étant la génération et la corruption absolues ; le changement selon la quantité, l’accroissement et le décroissement ; le changement selon la qualité, l’altération ; et le changement de lieu, la translation). » « Nécessairement, donc, la matière qui change doit être en puissance les deux contraires à la fois. Et puisque l’Etre a un double sens, tout changement s’effectue de l’Etre en puissance à l’Etre en acte » (Méta. L1, 1069b5-20) « Ce par quoi le changement a lieu, c’est le moteur prochain ; ce qui est changé, c’est la matière, et ce en quoi elle a changée, c’est la forme. » (Méta. L3, 1070a0-5)

Idée : « Quant à dire que les Idées sont des paradigmes et que les autres participent d’elles, c’est se payer de mots vides de sens et faire des métaphores poétiques. » (Méta. A, 9, 991a20, trad. Tricot)

Morf» : A peu près synonyme de eidos, mais désigne plutôt les contours extérieurs de l’objet, « configuration », silhouette.

E‹doj (Forme) : elle est inengendrée : « de la forme, il n’y a pas corruption, en ce sens qu’elle n’est pas soumise au processus de la corruption, car elle n’est pas non plus générable (ce qui est engendré, en effet, c’est, non pas la quiddité de la maison, mais l’être de telle maison particulière). La forme, elle, est ou n’est pas, indépendamment de la génération et de la corruption, car nous avons montré que personne ne les engendre ni ne les produit. » (Méta. Z11, 1039b20-30) « En fait, nous l’avons dit, la matière prochaine et la forme sont une seule et même chose, mais en puissance d’un côté, et en acte de l’autre. Demander, par conséquent, comment elles s’unifient, revient à rechercher qu’elle est la cause de l’unité, et pourquoi ce qui est un est un. Chaque chose, en effet, est une, et ce qui est en puissance et ce qui est en acte ne sont en quelque sorte qu’une seule chose. Il en résulte qu’il n’y a de l’unité aucune autre cause que l’action du moteur, qui opère le passage de la puissance à l’acte. » (Méta. H6, 1045b15-25)

Dúnamij (puissance) : « se définit un principe de changement dans un autre être, ou dans le même être en tant qu’autre. »(Méta. Q1, 1046a10-15) Q,1 distingue puissance active et passive « car un être est puissant, soit parce qu’il a lui-même la puissance d’être modifié, soit parce qu’un autre être a la puissance d’être modifié par lui. » (Méta. Q1, 1046a20) Puissance rationnelle : qui découle de la partie rationnelle d’un être animé (sciences, médecine) peut produire les contraires –mais pas simultanément (santé / maladie) Puissance irrationnelle : dont le principe est un être inanimé (ne produit q’un seul effet, ex. le feu, la chaleur) (cf Q2) « quelque chose peut avoir la puissance d’être, et cependant n’être pas, avoir la puissance de n’être pas, et être. » (Méta. Q3, 1047a20) « Une chose est possible si son passage à l’acte dont elle est dite avoir la puissance, n’entraîne aucune impossibilité. » (ibid. 1047a25 ) « De toutes les puissances, les unes sont innées, comme les sens ; d’autres viennent de l’habitude, comme l’habileté à jouer de la flûte ; d’autres sont acquises par l’étude, par exemple les facultés artistiques. » (Méta. Q5, 1047b30) « tout être doué de puissance rationnelle, dès qu’il désire ce dont il a la puissance et dans les circonstances dans lesquelles il a cette puissance, il l’accomplit. » . » (Méta. Q5, 1048a10-15)

Acte : « L’acte, donc, est le fait pour une chose d’exister en réalité et non de la façon dont nous disons qu’elle existe en puissance » . » (Méta. Q6, 1048a30) Par rapport à la puissance : « l’acte sera alors comme l’être qui bâtit est à l’être qui a la faculté de bâtir, l’être éveillé à l’être qui dort, l’être qui voit à celui qui a les yeux fermés mais possède la vue. » . »l’acte est pris, tantôt comme le mouvement relativement à la puissance, tantôt comme la substance relativement à quelque matière. » (ibid, 1048a-b) « l’acte est antérieur à la puissance. » (Méta. Q8, 1049b5) « selon le temps, l’acte, en un sens, est antérieur, et, en un autre sens, il ne l’est pas. Que selon la notion, l’acte soit antérieur, cela est évident : c’est aprce qu’il peut s’actualiser que ce qui est puissant, au sens premier, est puissant. » (Méta. Q8, 1049b10-15) « d’un être en puissance un être en acte est toujours engendré par un autre être en acte. » (ibid, 1049b20-25) « parce que tout ce qui devient s’achemine vers un principe, c’est-à-dire une fin (puisque la cause finale d’une chose est son principe, et que le devenir est en vue de la fin) : or l’acte est une fin, et c’est en vue de l’acte que la puissance est conçue. En effet, ce n’est pas pour posséder la faculté de voir que les animaux voient, mais c’est pour voir qu’ils possèdent la faculté de voir. » (Méta. Q8, 1050a5-15) « dans l’ordre du temps, un acte est toujours préexistant à un autre acte, jusqu’à ce qu’on arrive à l’acte du premier Moteur éternel. Mais l’acte est antérieur dans un sens plus fondamental encore. Les êtres éternels, en effet, sont antérieurs, selon la substance, aux êtres corruptibles ; d’autre part, rien de ce qui est éternel n’existe en puissance. » (ibid, 1050b5-10) « tout ce qui est incorruptible existe donc en acte. » (ibid, 1050b15-20)

tÒde ti: Tricot traduit parfois « substance individuelle » (cf Méta. B, 1003a )

Cause : « nous ne connaissons pas le vrai sans connaître la cause. » (Méta, a 1, 993b20)

Cause motrice : « les causes motrices existent comme étant antérieures à leurs effets, tandis que les causes au sens de causes formelles sont coexistantes à leurs effets* » (Méta. L3, 1070a20-25) *il y aurait ainsi une sorte d’inséparabilité de la forme d’avec le composé : Aristote nuance : quelque chose peut subsister après dissolution du composé pour certains êtres (cf âme noétique).

Cause finale : « …la cause finale meut comme objet de l’amour. » (Méta. Lambda 7, 1072b)

Intelligence : Pour Aristote, la fonction détermine l’organe et non l’inverse : contre Anaxagore il affirme que « l’homme a des mains parce qu’il est intelligent » et non qu’ « il est intelligent parce qu’il a des mains » (Partie des Animaux, IV, 10, 687a7)

tšcnh : « La technè  en général ou bien imite la physis  ou bien effectue ce que la nature est dans l’impossibilité d’accomplir » (Physique , B, 8, 199 a  15-17) (Ency. Universalis, Art. Technique) « L’art est un principe de mouvement résidant dans une autre chose, tandis que la nature est un principe résidant dans la chose même, car l’homme engendre l’homme. » (Méta. L3, 1070a5-10)

Dialectique : « la Sophistique, comme la Dialectique, est seulement l’apparence de la Philosophie (…)Le genre de réalités où se meuvent la Sophistique et la Dialectique est le même, en effet, que pour la Philosophie, mais celle-ci diffère de la Dialectique par la nature de la méthode, et, de la Sophistique, par la règle de vie qu’elle propose. La Dialectique est purement critique [peirastik»] là où la Philosophie fait connaître positivement [gnwristik»]. Quant l« Sophistique, elle n’est q’une philosophie apparente et sans réalité. » (Méta. G2, 1004b15-30)

Physique : « la Physique est, en fait, comme les autres sciences, la science d’un genre d’être déterminé, c’est-à-dire de cette sorte de substance qui possède en elle le principe de son mouvement et de son repos. » (Méta. E1, 1025b15-20)

Quiddité (tÕ t… Ïn enai) : Ce qu’est essentiellement, par soi, une chose. « la quiddité d’un être est son essence individuelle et déterminée. » (Méta. Z4, 1030a0-5) Il y a identite de la quiddité d’une chose et de la chose elle-même, contrairement à chez Platon. cf note Tricot p.258 : »si l’on sépare la quiddité de la chose, cette quiddité est elle-même une chose, qui exige une quiddité ; il faudra donc une quiddité de cette quiddité, et ainsi de suite in infinitum. » « J’appelle forme la quiddité de chaque être, sa substance première. » (Méta. Z7, 1032b0-5) « On ne peut, en effet, définir le composé dans son union avec la matière, qui est l’indéterminé, mais on peut seulement le définir par rapport à sa substance formelle première ; par exemple, dans le cas de l’homme, la définition de l’âme. Car la substance est la forme immanente, dont l’union avec la matière constitue ce qu’on appelle la substance composée. » (Méta. Z11, 1037a25-30)

Devenir : « Parmi les choses qui sont engendrées, les unes sont des productions de la nature, les autres de l’art, les autres, de l’art, les autres, du hasard. » (Méta. Z7, 1032a10-15)

Contrariété : « Puisque les choses différant entre elles peuvent différer plus ou moins, c’est donc qu’il y a aussi une différence maxima, et je l’appelle contrariété. » (Méta. I4, 1055a0-5) « il est manifeste qu’il ne peut y avoir, pour une seule chose, plusieurs contraires » (Méta. I4, 1055a15-25)

Argument du troisième homme : « Pour les Idées, il est évident qu’elles n’existent pas (…) les Platoniciens font des Choses mathématiques quelque chose d’intermédiaire entre les choses mathématiques sensibles et leurs Idées, et comme une troisième classe d’êtres en dehors des Idées et des choses d’ici-bas, alors qu’ils ne reconnaissent pas l’existence d’un troisième homme, ni d’un troisième cheval, en dehors de l’Homme en soi et de l’homme individuel (…) » (Méta. K1, 1059b0-10)

Mythe : « Une tradition, transmise de l’antiquité la plus reculée, et laissée, sous forme de mythe, aux âges suivants, nous apprend que les premières substances sont des dieux, et que le divin embrasse la nature entière. Tout le reste de cette tradition a été ajouté plus tard, sous une forme mythique, en vue de persuader les « masses » et pour servir les lois et l’intérêt commun » (Méta. L8, 1074b0-5)

Entités Mathématiques : « il est évidemment impossible aussi que les Choses mathématiques aient un existence séparée des êtres sensibles. » (Méta. M2, 1077a10-15) « il est clair que les êtres mathématiques ne sont pas séparés, car, s’ils étaient séparés, leurs déterminations ne pourraient se rencontrer dans les corps sensibles. » (Méta. N3, 1090a25-35)

Nombres : « impossibilité d’admettre l’existence de nombres et de grandeurs séparés. » (Méta. M9, 1085b30-35)

Beau : « Les formes les plus hautes du Beau sont l’ordre, la symétrie, le défini, et c’est là surtout ce que font apparaître les sciences mathématiques. » (Méta. M3, 1078a35-b5)

Lecture aristotélicienne de Platon : Sur ce point, le livre M, 4 de la Métaphysique est capital. « A chaque chose, en effet, correspond une réalité homonyme et existant à part, tant de substances proprement dites que des essences des autres choses qui comportent l’unité d’une multiplicité, qu’il s’agisse d’une multiplicité sensible ou d’une multiplicité éternelle. » (Méta. M4, 1079a0-5) Au sujet des Idées : « elles ne sont, pour ces êtres, causes d’aucun mouvement, ni d’aucun changement. Elles ne sont non plus d’aucun secours pour la science des autres êtres (elles n’en sont pas, en effet, la substance, sinon elles seraient en eux), ni pour expliquer leur existence, car elles ne sont du moins pas immanentes aux choses participantes » « Quant à dire que les Idées sont des paradigmes, et que les autres choses participent d’elles, c’est proprement prononcer des mots vides de sens et faire des métaphores poétiques » (Méta. M5, 1079b10-30)

Dyade : « la Dyade est une sorte de Multiplicité primordiale » (Méta. M9, 1085b10)

Non-être : « on sait que le Non-Etre, au point de vue des différentes catégories, se prend sous d’autant d’acceptions qu’il y a de catégories de l’Etre  » (Méta. N2, 1089a25-30)

Etres éternels : « Il est absurde aussi de soumettre à la génération des êtres qui sont éternels, ou, pour mieux dire, c’est une impossibilité. » (Méta. N3, 1091a10-15)

PÒlij (Cité) : « La communauté née de plusieurs villages est la cité, parfaite, atteignant désormais, pour ainsi dire, le niveau de l’autarcie complète : se formant pour permettre de vivre, elle existe pour permettre de vivre bien (eâ zÁn). » (Politique, I, 1252b) « La nature est donc à l’origine de l’élan qui pousse tous les hommes vers une telle communauté ; mais le premier qui la constitua fut cause de très grands biens. » (ibid 1253a)

Monnaie : « La monnaie n’a été faite qu’en vue de l’échange ; l’usure, au contraire, multiplie cet argent même. »(Politique, I, 1258b)

Définition : « c’est se tromper soi-même que de dire en termes généraux que la vertu consiste dans une bonne disposition de l’âme ou dans la rectitude de la conduite ou dans quelque autre chose semblable ; il vaut beaucoup mieux énumérer les vertus comme Gorgias, que de donner de telles définitions. » (Politique, I, 1260a)

Alternance du pouvoir : « Entre hommes libres et égaux, il faut bien qu’il en soit ainsi : comme ils ne peuvent avoir le pouvoir tous en même temps, ils doivent l’exercer ou pendant un an ou suivant quelque autre ordre de succession ou pour une période donnée. » (Politique, II, 1261a)

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